Bulletin de Pesticide Action Network(PAN)Africa
    N° 02,Novembre-Décembre 2014

Nous avons le plaisir de vous envoyer le nouveau bulletin de Pesticide Action Network (PAN) Africa. Il se propose d’informer sur nos activités ainsi que celles de nos partenaires. Le bulletin donnera aussi des informations sur des sujets divers portant sur les centres d’intérêt du réseau PAN. Il est ouvert à tous pour des contributions sur nos thématiques: pesticides, agro-écologie, agriculture durable, agriculture biologique, génie génétique, Organismes Génétiquement Modifiés (OGMs),….
Il sera diffusé tous les deux (02) mois.


Si le bulletin ne s'affiche pas correctement, cliquez : www.pan-afrique.org/news

Merci de votre intérêt pour cette lettre d'information. Aidez-nous à la rendre utile et à la diffuser.
Envoyez vos contributions à : mourtadat@pan-afrique.org

 

 

Atelier de formation des femmes agricultrices sur les techniques d’agriculture durable

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités au Sénégal du programme « Funding Leadership and Opportunities for Women (FLOW) soutenu par Pesticide Action Network Asie et Pacifique (PAN AP) avec le soutien financier du Royaume des Pays-Bas, PAN Africa a organisé un atelier de formation des femmes de la zone des «Niayes», la plus importante zone de production maraichère du Sénégal sur les techniques d’agriculture durable.

La session a eu lieu du 19 au 21 Janvier 2015 au centre Forestier et de Recyclage de Thiès (Sénégal).
Vingt-une (21) femmes agricultrices venant d’organisations paysannes des localités de Thiès, Fandéne, Beer, Keur Abdou Ndoye, Darou Khoudoss, Tao, Khar Yalla, Ndiokhop, Keur Massar, Sangalkam ont pris part à l’atelier. Les objectifs visés par la session sont le renforcement des capacités techniques des femmes dans la pratique d’agriculture durable au sens large et de les permettre d’acquérir plus de connaissances sur la fertilité des terres, la protection naturelle des cultures et des végétaux. La formation a été dispensée par des spécialistes agronomes venant de l’université de Thiès et de la Direction Régionale du Développement Rural (DRDR) de Thiès. Elle a été axée sur trois (3) modules:

-la gestion de la fertilité des sols ;

-les problèmes liés aux pesticides;

-les alternatives aux pesticides chimiques et la protection naturelle des cultures et des végétaux.

Le premier module a traité les bases de l’agriculture durable, les principes de la fertilité du sol, les bonnes pratiques agricoles.
Le deuxième module a porté sur les pesticides, les problèmes du'ils occasionnent sur la santé et l’environnement, les alternatives aux pesticides chimiques.
Le troisième module a permis de passer en revu sur les règles de base sur la protection des végétaux, l’identification des ennemis des végétaux, les mesures de contrôle/prévention des organismes nuisibles et les méthodes non chimiques de lutte durables.

«Les connaissances pratiques de cette formation nous serviront dans nos exploitations agricoles. En effet, nous avons appris comment identifier les ennemis des cultures et lutter efficacement contre les attaques des cultures sans avoir recours aux pesticides chimiques. Les alternatives proposées sont accessibles et nous sommes en mesure de faire des préparations en se référant aux fiches techniques mis à notre disposition» a déclaré Mme M.Diop (Darou Khoudoss). Dans une interview accordée à la radio Sud FM et Corkate FM de Thiès, Mme Thérèse Mbaye (Fandène) a déclaré que «cela fait longtemps que nous les femmes des Niayes sommes dans l’agriculture, mais notre grand problème est que nous ne maitrisons pas souvent les techniques d’agriculture durable. Ainsi, d’importantes quantités de pesticides sont utilisées pour traiter les cultures tout en ignorant les effets sur la santé et l’environnement. Je suis certaine qu’au sortir de cette formation, de nouvelles techniques de fertilisation des sols et de protection de nos cultures seront adoptées par les participantes et d’autres femmes»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Journée de lancement du Protocole d’Accord entre la Commune de Fimela et l’Association Panafricaine Jardins d’Afrique  

La journée du 24 Janvier 2015 a été marquée par le lancement du Protocole d’Accord entre la Commune de Fimela et l’Association Pan africaine, Jardins d’Afrique, sur l’agro-écologie.

En effet, ce protocole d’accord porte sur la formation de 20 jeunes de Fimela qui auront à planter 10 000 cocotiers dans la zone d’ici à 2020.

L'évènement a été marqué par la présence du sous-préfet de la commune de Fimela, M. Moustapha Mbaye Thiaw; du maire de la ville, M. Karim Sene ; du représentant de la FAO au Sénégal, M. Vincent Martin ; ainsi que plusieurs élus locaux, partenaires, agents de presse, acteurs de la société civile et des ONGs.

L’objectif global du protocole vise la promotion de l’emploi des jeunes et la promotion de l’Agriculture Ecologique et Biologique (AEB). Au cours de la manifestation, la parcelle d’un hectare (1 ha) du major de la première promotion de la ferme-école de Kaydara a été visitée.
Suite à la visite de nombreux témoignages sur le professionnalisme et l’efficacité des techniques d’apprentissage ainsi que sur les perspectives d’avenir qu’offre Kaydara ont été rapportés.
Le Maire de la ville de Fimela a promis 100 ha de terre aux élèves de Kaydara en faveur du projet. Les objectifs à atteindre qui serviront d’indicateurs sont:
- le reboisement de10000 cocotiers à l’horizon 2020 ;
- la mise en place d’une pépinière communale et d’un jardin semencier ;
- la formation, l’installation et l’accompagnement des jeunes en agro- écologie ;
- la promotion de l’agriculture familiale et l’emploi des jeunes.

La démarche entreprise contribue à la promotion de l’emploi des jeunes dans un secteur d’activités prometteur d’avenir, c’est-à-dire, l’agro-écologie.  


INTERNATIONAL


Les petites choses comptent : impact des toxines sur le développement du cerveau des enfants.
30 ans de recherche sur l’impact des toxines sur le développement du cerveau des enfants ont amenés, le Prof. Bruce Lanphear et ses collaborateurs de l’université Simon Fraser (Etats Unis), à la conclusion «
les petites choses comptent !!! ».

Dans sa communication en ligne du 23 Janvier dernier (cliquez sur ce lien pour voir la vidéo) http://bit.ly/1xcAHs6, il est démontré qu’aux Etats Unis, sur un échantillon national de 100 enfants, 89 étaient contaminés au mercure (venant des poissons), tous au plomb (provenant des pesticides aux produits actifs extrêmement persistants), 83 de particules organiques venant des pesticides, 100 % des PCB, 96 % du PBA et 100 % du PBDE. Si les concentrations pris séparément semblent insignifiantes, leurs effets sont cumulés et, l’impact individuel ou cumulé de ces derniers sur le cerveau des enfants est considérable. Ces toxiques sont à l’origine des maladies telles que l’autisme ou Trouble de Déficit et l'Attention et de l'Hyperactivité (TDHA).
D’après lui, l’OMS et d’autres agences s’accordent à dire
qu’il n’existe aucune concentration de toxiques dans le sang qui soit sans risque.

• Pour 100 ppb de plomb présent dans le sang d’une femme enceinte, le Qoutient Intellectuel (QI) d’un enfant diminue de 5 points.
• De même, pour 75 ppb de PCB présent dans le sang d’une femme enceinte, le QI de l'enfant baisse de 5 points.

Ce constat ramené à la population nationale aura pour conséquence une baisse du nombre d’enfant ayant un
QI ≥ 130 et, au fil des années, de plus en plus d’enfant attiendrons à peine un QI de 85 qui est une moyenne. Bien que ces résultats interpellent fortement, il déclare qu’aux Etats Unis et au Canada, bon nombres de produits chimiques sont mis sur le marché sans études d’impacts préalables. Son cri-de-cœur, il faut agir pour que dans ces pays, tout produit chimique élaboré fasse l’objet d’une évaluation complète avant d’être mis sur le marché.

Quelques précautions d’usage sont dans l’article dont le lien est: www.panna.org/kids