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Publié le :17 Jul, 2026

Sensibilisation des membres de la CNGPC sur les pesticides extrêmement dangereux

Categorie : Actualites Auteur : Pan Africa

Dakar, 02 juillet 2026 Pesticide Action Network (PAN) Africa a organisé, dans la salle de réunion de la Direction de la Réglementation et du Contrôle (DIREC), un atelier de sensibilisation des membres des sous-commissions Pesticides et Toxicovigilance de la Commission Nationale de Gestion des Produits Chimiques (CNGPC) sur les pesticides extrêmement dangereux (HHPs). Vingt-trois participants ont pris part à la rencontre.

Un projet pour mieux identifier et suivre les intoxications liées aux HHPs

Cet atelier s'inscrit dans le cadre d'un projet visant à identifier et prioriser les pesticides extrêmement dangereux responsables d'intoxications et de décès au Sénégal, afin de permettre un meilleur suivi, une prévention efficace et une prise de décision éclairée au niveau national et régional.

L'atelier poursuivait trois objectifs spécifiques :

  • présenter le projet (contexte, objectifs, activités, résultats attendus) ainsi que ses partenaires ;
  • identifier les parties prenantes impliquées dans la gestion et la surveillance des cas d'intoxication et de décès liés aux HHPs ;
  • valider trois zones prioritaires pour la collecte de données sur ces cas.

Une collaboration saluée par les autorités

Dans son mot d'ouverture, M. Papa Sam Gueye, président de la CNGPC, a insisté sur les enjeux de la gestion des produits chimiques et des pesticides aux niveaux national et régional. Selon lui, ce projet de renforcement des capacités arrive à point nommé, car il contribuera à une meilleure gestion des HHPs, responsables de maladies humaines et de dommages environnementaux et sur la biodiversité.

Mme Marico, Secrétaire permanente de la CNGPC, s'est félicitée de la collaboration entre PAN Africa, la DIREC et la CNGPC, dont elle attend des retombées bénéfiques pour la santé humaine et l'environnement. Elle a souligné que la gestion des pesticides dans les pays en développement exige un renforcement continu des capacités des acteurs.

Mme Wane Ndeye Maimouna Diène, Coordonnatrice de PAN Africa, a rappelé que le projet est financé par le Centre pour la prévention des suicides par les pesticides (CPSP) et l'Université d'Édimbourg, et qu'il avait déjà été lancé à Dakar avec une forte mobilisation des acteurs. Elle a salué la collaboration entre PAN Africa et les structures étatiques (DIREC, Centre Antipoison, DPV...) et remercié l'équipe du projet Mme Aïta Sarr Seck et le Pr Absa Lam ainsi que l'ensemble des participants pour leur engagement.

Contexte : une réglementation encore insuffisamment appliquée

Les échanges ont mis en lumière la persistance de pesticides interdits en circulation sur le territoire sénégalais, ainsi que les faiblesses dans l'application de la réglementation relative aux produits chimiques et aux pesticides.

Questions, suggestions et recommandations des participants

Les échanges qui ont suivi les présentations ont permis de soulever plusieurs questions, notamment sur l'articulation entre ce projet et le projet GFC, la nécessité de financements complémentaires pour le suivi environnemental, ou encore la prise en compte des métaux lourds.

Parmi les recommandations formulées :

  • renforcer la collaboration avec les structures dédiées pour garantir des données fiables ;
  • faciliter la collecte de données via une lettre officielle adressée aux structures concernées ;
  • adopter une approche One Health, pour une vision holistique de la problématique ;
  • associer la douane pour retracer le circuit des produits importés ;
  • se rapprocher des procureurs régionaux ;
  • plaider auprès de PAN UK pour l'amélioration de l'outil TMAPP, dont la qualité des données reste perfectible ;
  • exploiter les résultats d'analyses de résidus de pesticides ;
  • maintenir les enquêtes de terrain en complément des données issues des structures ;
  • aligner l'agenda du projet sur les livrables attendus ;
  • mettre en place un comité technique restreint.

Les structures partenaires identifiées

Les participants ont validé une liste de structures pouvant fournir des données : DPV, DIREC, Centre Antipoison (études rétrospectives), hôpitaux, police, Ceres-Locustox, CNGPC, AUMN-Niayes, Gendarmerie nationale, PAN Africa, CropLife Sénégal, ministère du Commerce, UPIC, Douane (nomenclature douanière), laboratoires d'analyses, CPSP, SNH, PNLP, ISRA, CONACILSS, OLAC, OMVS, OMVG et DGPRE.

Trois zones prioritaires retenues

À l'issue des échanges, trois zones d'enquête ont été identifiées pour la collecte de données :

  1. La zone des Niayes
  2. La zone cotonnière
  3. La zone nord de la Moyenne Vallée du fleuve Sénégal

Clôture de l'atelier

M. Papa Sam Gueye, président de la CNGPC, a clos l'atelier en remerciant l'ensemble des participants ainsi que PAN Africa, et a formulé ses vœux de succès pour la suite du projet.

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